Musée régional de Mahdia, lepetitjournal.com

Le musée de Mahdia est un petit musée archéologique et patrimonial tunisien qui regroupe des collections archéologiques (puniques, romaines, byzantines et islamiques), ainsi que des éléments liés aux traditions populaires

Le musée, installé à l’entrée de la vieille ville dans d’anciens locaux de la mairie rénovés, abrite deux grandes salles, dont celle consacrée aux rites funéraires puniques et à l’ère romaine. Divers objets, stèles et coffres sont également exposés, ainsi que des métiers à tisser anciens.

De délicats parchemins et une multitude de pièces de monnaies complètent les collections.

A voir absolument à l’extérieur et attenante au Musée, la tour de la Skifa El Kahla, d’où vous jouirez d’une vue magnifique et panoramique sur la vieille ville et les environs.

Source :  https://lepetitjournal.com/tunis/actualites/histoire-musee-regional-de-mahdia-53674

Mahdia, la méditerranéenne, mille-et-une-tunisie.com

Mahdia est une petite ville très fréquentée l’été pour la beauté de ses plages et la limpidité de la mer, mais la cité historique est surtout agréable à découvrir hors saison, notamment au printemps. Fondée à la préhistoire et devenue capitale des Fatimides il y a près de 11 siècles,Mahdia est la 2ème fondation musulmane de Tunisie après Kairouan. Baptisée du nom de son fondateur venu de Syrie , Obeid Allah El Mehdi , dont on retrouve le nom dans certaines rues, la cité fut à son heure un grand port militaire et commercial, elle est de nos jours le 2ème port de pêche du pays.

Le poisson y est roi, la sardine et le thon en particulier ! Et c’est le quartier historique du Borj Erras, péninsule cernée par les flots, qui témoigne du brillant passé historique de la cité. « Mille et une Tunisie » vous emmène la découvrir. Pas besoin de voiture, tout est à portée … de pieds !

9h : ici, il faut attendre 9-10h pour voir les rues s’animer. Ce qui laisse le temps aux plus paresseux de prendre leur petit déjeuner au café « el Médina » sur la petite place devant la mosquée historique. Le soleil y est toujours au rendez-vous et, l’été, cette place au cœur de la ville s’anime jusqu’à tard le soir. Le « Dar el Medina », attenant, propose également pour le midi ou le soir des grillades, sandwichs et plats. Montez sur le toit du café-restaurant pour profiter de la vue. La mer est à portée de main et le marché aux poissons n’est pas loin. D’ailleurs, c’est là que nous vous emmenons.

10h : Le marché aux poissons de Mahdia a ses adeptes. Familles locales toute l’année, mahdois en vacances et badauds  l’été. Le poisson y est frais, très frais, les prix défient  toute concurrence  et rien que pour le spectacle, l’endroit vaut le détour. Au marché aux légumes, juste à côté, on vend au printemps du « boudlaqa », le pourpier, avec lequel on prépare une des spécialités de la ville.

11h : Sachez que Mahdia s’anime particulièrement chaque vendredi, jour du marché hebdomadaire. C’est un rendez-vous incontournable  que fréquente toute la région. Sous le porche imposant du Skifa el Kahla, porte fortifiée datant du XVI siècle, juste à côte du musée local (à visiter absolument aussi), ce jour-là se déroulent de bien secrètes négociations : on vend et achète les accessoires et parures de la mariée mahdoise. Et pas n’importe quelle parure puisque celle-ci n’est que d’or, d’argent et de soie.

Un peu plus loin, au-delà de la porte monumentale et en poursuivant sur le Borj Erras c’est-à-dire en pénétrant le cœur historique de Mahdia, vous découvrirez les échoppes d’artisans travaillant la soie, dans la plus pure tradition locale. Nous vous conseillons le magasin du célèbre Karim Arous, situé dans la rue Obeid Allah el Mehdi. Les étoles et écharpes de soie y sont hautes en couleur et pour un budget de 30 à 45 dinars vous  pouvez vous faire un cadeau sympa. Il est alors si agréable de se laisser porter au coeur de la Mahdia historique par ses ruelles et ses impasses labyrinthiques, en découvrant ses nombreux « maqamr wali » et ses maisons de pêcheurs restaurées depuis en villégiature. Au détour d’une ruelle, vous pourriez bien vous faire surprendre par l’immensité bleutée de la mer si proche.

13h : Pour vous régaler des produits de la mer, Mahdia ne manque pas d’adresses. Pour ceux qui veulent rester sur le Borj Erras, le petit café-restaurant « Sidi Salem », tout proche du fort du Borj el Kébir et suspendu à la roche au-dessus de la mer est une adresse sympa. Si la nourriture n’y est pas exceptionnelle, le mérite de ce restaurant est de proposer des plats pour toutes les bourses et surtout de disposer d’une vue magnifique. Pour les plus exigeants, au début de la zone touristique, le restaurant « Dar El Shat »,  situé sur la plage, est connu pour être fréquenté par la bourgeoisie locale.

15h : C’est la bonne heure de mai à septembre pour piquer une tête. Côté zone touristique, les plages ne manquent pas,  même si elles sont à éviter car surpeuplées en juillet-août. Sur le Borj Erras vers l’ancien port fatimide qui pouvait accueillir à l’époque jusqu’à 300 galères et où attendent patiemment de nos jours les barques des pêcheurs locaux, vous pouvez vous baigner. Ici plus de sable fin mais des rochers. Le sentier côtier qui épouse la presqu’île vous offre un autre visage de la ville. Entre la mer, les vestiges des fortifications passées et l’imposant cimetière marin datant du XVIIème siècle, on est plongé au cœur des passés de la cité, à la pointe du cap Africa. Pour les sportifs, le club de plongée situé à coté du petit restaurant « Sidi Salem » et en face du Borj el Kébir propose des sorties à la journée.

17h30 : Avant de reprendre la route ou de rentrer à l’hôtel,  arrêtez vous pour déguster un thé ou un café sur la petite place du Caire, juste en face de la belle mosquée Haj Mustapha Hamza. Place du Caire ? Et oui, n’oubliez pas que la dynastie fatimide qui fit de Mahdia sa capitale régna pendant 2 siècles sur… Le Caire.

18h30 : pour ceux qui voudraient prolonger leur séjour à Mahdia,  les hôtels ne manquent pas. La zone touristique située au nord de la ville regorge d’établissements. Si vous cherchez quelque-chose de moins impersonnel, à 6 kms au sud de Mahdia, sur une plage paradisiaque, la pension « Dar Sidi « accueille ses hôtes dans un cadre charmant. Attention : réservez à l’ avance, l’adresse est connue et c’est souvent complet l’été.

Aurélie Machghoul

Source : http://www.mille-et-une-tunisie.com/city-guide/58-city-guide/1409-mahdia-la-mediterraneenne.html

Mahdia – Un trésor Méconnu, Journaldemontreal.com

À 210 km de Tunis, la jolie petite ville de Mahdia séduit dès le premier regard. Encore peu fréquentée par les voyageurs, celle que l’on surnomme la «Suisse de la Tunisie» possède pourtant tous les atouts susceptibles d’en faire une étape incontournable d’un voyage dans ce pays.

«Les Égyptiens disent que Le Caire est la mère du monde», raconte notre guide Mohammed. Il poursuit en disant que ces derniers devraient ajouter que «Mahdia en est la grand-mère puisque c’est de cette ville que seraient originaires les fondateurs de la capitale de l’Égypte».

Ouverte au tourisme depuis les années 1970, Mahdia est surtout fréquentée par les Européens. Elle ne semble pas figurer dans le circuit touristique habituel des Québécois, ce qui est dommage. Autrefois ville de la soie, Mahdia compte 60 000 habitants, dont environ 5000 vivent dans la médina (vieille ville) et on y tient en mai un festival de la soie.

Un lieu de repos éternel

C’est une ville calme, plus fraîche que les autres villes de la Tunisie, avec une agréable médina, 35 mosquées, dont la Grande mosquée chiite qui date du 10e siècle et un immense cimetière, vieux de 3000 ans. Les milliers de magnifiques tombes blanches qui viennent trancher sur le bleu de l’océan occupent le tiers de la surface de la vieille ville qui ne fait pas tout à fait 1 km carré. On s’y promène lentement en se laissant envahir par le charme de ce lieu de repos éternel. La vue sur la Méditerranée y est époustouflante, elle se déverse en grosses vagues bouillonnantes sur le rivage et sur les vestiges des remparts qui encerclaient autrefois la ville.

C’est dans ces eaux que Cousteau aurait effectué sa toute première plongée en autonomie. C’est également ici qu’aurait été découvert le plus grand trésor du monde: 250 tonnes d’œuvres d’art et de bijoux qui proviendraient d’un navire de la Grèce antique. Ce trésor d’une valeur inestimable est aujourd’hui exposé au Musée de Tunis.

Référence: http://www.journaldemontreal.com/2015/02/13/un-tresor-meconnu